ET CÆTERA, ET CETERA, ET CŒTERA, ETC.,
locution adverbiale1. Et de l'argent et de la folie et de la boue Et Wagner et la mort qui repose debout Et la certitude qu'on se taira... Et cœtera... et cœtera. (, Poèmes, 1916-23, p. 275)
— Emploi subst. masc., inv. Des et cœtera :
2. Besoin non pas d'argent, mais de sous, chocolat, timbres, carafons de temps en temps, etc. (les et cœtera ne sont ni nombreux ni formidables). (, Corresp., t. 2, 1887, p. 69)
• Et cœtera de notaire. Omission dans un acte notarié pouvant engendrer des querelles. Les motifs de la clémence du comte envers son fils étaient puisés dans un et cœtera de notaire (, Enf. maudit, 1831-36, p. 364).
Loc. proverbiale. Dieu nous garde des et cœtera de notaires. Les omissions dans les actes de notaires sont sources de procès.
Prononciation et orthographe
[εtseteʀa], [εtsεtε-]. L'Ac. fr. met en garde, dans un communiqué du 2 oct. 1969, contre une prononc. « excetera ». Ac. 1694-1878 : et cœtera. Ac. 1932 : et cœtera. Cette dernière forme, qui n'est celle ni de Littré, ni de DG, ni de Rob., ni de Lar. Lang. fr., est qualifiée ds Dupré 1972 de « barbarisme ». Forme et cetera ds Rob., Lar. Lang. fr. ; cette forme paraît à Dupré la meilleure.
Étymologie et histoire
1458 et cetera (A. Greban, Mystère de la Passion, éd. O. Jodogne, 8684); 1579 abrégé sous la forme etc. (Larivey, Les Esprits, IV, 4 ds Hug.). Loc. du lat. médiév. (Du Cange) signifiant « et toutes les autres choses », composée du lat. class. et et cetera/caetera neutre plur. de ceteri « tous les autres ».
Bibliographie
Nouvelles mises en garde de l'Ac. fr. Déf. Lang. fr. 1969, n° 50, p. 5. — Braescu (I.). La Fonction styl. de etc. chez Stendhal. In : Congrès Internat. de Ling. et Philol. romanes. 13.1971. Québec. 1976, t. 2, pp. 979-983. — Quem. DDL t. 12.